|
Page 7 sur 9 LE DESESPOIR C’est pas possible, on croit rêver La peau collée à ses malchances Le désespoir est arrivé Jusqu’à la rue de l’Espérance. La nuit, en traînant sur les reins Ses gros sacs à broyer du noir Sa vie de rien, sa vie de chien Toute sa vie de désespoir Avec ses violons de police Avec ses bulles à en crever Ses rêves oubliés à l’hospice Il voulait à tout prix laver Ses baluchons de linge sale Tous les malheurs de ses malchances Au vieux lavoir municipal Qui s’ouvrait rue de l’Espérance. Jean Debruynne
|